Revaloriser les basses pensions

Presque une retraitée sur trois qui a cotisé pour la retraite a une pension totale inférieure à 700 euros (ce qui correspond au seuil des très bas salaires en France aujourd’hui). Elles sont plus de 40% en-dessous du seuil de pauvreté à 60 % du salaire médian, soit 960 euros nets (environ 1030 euros bruts).

Nous demandons la revalorisation des basses pensions afin qu’aucune pension ne soit inférieure au seuil de pauvreté.

Si le seuil de pauvreté ne doit pas être un objectif en soi, cette revalorisation permettrait dejà de garantir un peu plus d’autonomie à toutes les retraitées.

À défaut d’une revalorisation forfaitaire différentielle, il serait indispensable d’appliquer une revalorisation exceptionnelle au-dessus de l’inflation pour les pensions en-dessous du seuil de pauvreté.

Afin de garantir ce même niveau de vie aux futures retraitées, nous demandons également l’augmentation des minima de pension (minimum contributif dans le privé et minimum garanti dans le public) jusqu’au niveau du seuil de pauvreté, ainsi que la suppression de la condition d’obtention du taux plein pour y avoir droit[1].



[1]     Les minima de pensions sont soumis à l’obtention du taux plein, c’est-à-dire à la validation de tous les trimestres requis ou au départ à l’âge du taux plein. De plus, il est proportionnel au nombre de trimestres validés. La moitié des femmes partant à la retraites perçoivent le minimum contributif ou le minimum garanti. Dans le privé, elles sont plus de 80 % parmi celles qui partent à la retraite à 65 ans ou plus, dans la quasi-totalité des cas des carrières courtes qui ne bénéficient donc que d’une fraction du minimum contributif.